Consommation d'alcool, de drogue et de médicaments pendant la relâche

Date de début :
5 février 2018
Date d’affichage :
5 février 2018
Type de communication :
Mise à jour
Sous-catégorie :
Médicaments
Source :
Santé Canada
Problème :
Renseignements importants en matière d'innocuité
Public :
Grand public
Numéro d’identification :
RA-65906

OTTAWA – La période froide et sombre de l’hiver est à moitié passée, et de nombreux élèves des écoles secondaires, des collèges et des universités planifient leurs vacances scolaires. Pendant que vous vous préparez à passer du temps avec vos amis, n’oubliez pas les risques associés à la consommation d’alcool, de drogue ainsi que de médicaments et sachez quoi faire en cas de surdose.

Dans le contexte de la crise des opioïdes en cours au Canada et aux États-Unis, il est important de ne pas oublier les dangers associés à la consommation de drogue, de médicaments et d’alcool afin de reconnaître les signes d’une surdose.

Si vous prévoyez, ou si une personne dans votre entourage prévoit, consommer de l’alcool, de la drogue ou des médicaments, voici des conseils pour réduire les possibles effets nocifs.

Ce que vous pouvez faire

  • Connaissez vos limites en matière de consommation d’alcool. Tout le monde ne réagit pas à l’alcool de la même façon.
  • Connaissez les signes de l’intoxication alcoolique.
  • Ne mélangez pas alcool et boisson énergisante, drogue ou médicaments.
  • Ne laissez jamais vos boissons sans surveillance et n’acceptez pas de boissons, même de l’eau, de la part de quelqu’un que vous ne connaissez pas.
  • Ne soyez jamais seul quand vous consommez. Restez avec vos amis ou avec des personnes à qui vous faites confiance.
  • Gardez à l’esprit que les drogues illicites peuvent être contaminées par d’autres substances dangereuses et hautement toxiques, comme le fentanyl et le carfentanil, qui peuvent être mortelles même en très petites quantités.
  • Ne mélangez pas les drogues entre elles ni avec des médicaments.
  • Ne prenez jamais de médicaments d’ordonnance prescrits à une autre personne.
  • N’oubliez pas que ce n’est pas parce qu’un médicament a l’air licite qu’il l’est; il pourrait être contrefait et contenir d’autres substances possiblement mortelles.

Autres conseils

  • Ayez toujours un plan, comme un conducteur désigné, avant de partir de chez vous ou de votre hôtel.
    • Ne conduisez pas si vous avez consommé de l’alcool, de la drogue ou certains médicaments et ne montez pas dans un véhicule si vous soupçonnez que le conducteur a consommé.
  • Gardez à l’esprit que la consommation de drogue, de médicaments ou d’alcool peut accroître le risque d’agression sexuelle.
  • Les personnes qui ont consommé peuvent oublier de se protéger lors de rapports sexuels, ce qui pourrait entraîner la propagation d’infections transmissibles sexuellement ou une grossesse non désirée.

Pour les parents

Comment reconnaître les signes d’une surdose d’opioïdes

  • Difficulté à marcher et à parler
  • Pupilles très petites
  • Peau froide et moite
  • Respiration lente et faible
  • Suffocation
  • Incapacité à se réveiller

Si une personne n’a pas l’air de bien aller ou si vous soupçonnez qu’elle est en surdose

  • Ne la laissez pas seule si elle a l’air malade. Restez avec elle et demandez tout de suite de l’aide aux personnes-ressources en cas d’urgence sur place.
  • Si vous êtes au Canada, appelez le 911 ou le service d’urgence local si vous pensez qu’une personne est en surdose de drogue, de médicaments ou d’alcool.
  • Administrez de la naloxone si vous en avez. Dites à la personne du service d’urgence avec qui vous êtes en communication que vous avez de la naloxone et suivez les directives qui accompagnent la trousse de naloxone. La naloxone peut temporairement renverser les effets d’une surdose d’opioïdes (p. ex. oxycodone, fentanyl, héroïne) et n’est pas nocive pour la personne qui la reçoit.
  • Restez jusqu’à ce que les secours arrivent.

Conseils pour les voyages hors du Canada

  • N’oubliez pas que quand vous êtes dans un autre pays, vous êtes soumis à ses lois. Si vous êtes pris en possession de drogues illicites, le fait d’être un étranger ou d’ignorer les lois locales n’est pas une excuse.
  • Beaucoup de pays, dont les États-Unis, ont une politique de tolérance zéro à l’égard des drogues illicites, dont le cannabis. Ils peuvent imposer de très lourdes peines pour toute possession, même d’une quantité minime.
  • Connaissez les numéros à composer en cas d’urgence pour la police et les services paramédicaux dans les pays que vous visitez.
  • La majorité des pays n’ont pas de loi pour les bons samaritains qui font appel aux secours en cas de surdose et qui sont eux-mêmes en possession de drogues illicites. Faites une vérification avant de partir.
  • Vous pourriez ne pas être couvert par votre assurance-maladie canadienne, qu’elle soit publique ou privée, si vous êtes malade, blessé ou hospitalisé en raison d’une surdose dans un autre pays.
  • Dans certains pays, des médicaments d’ordonnance et des médicaments licites et facilement accessibles au Canada, comme la naloxone, peuvent être considérés comme illégaux ou n’y être vendus que sur ordonnance. Ils peuvent aussi éveiller les soupçons de fonctionnaires locaux ainsi que des autorités responsables de l’immigration et des douanes, qui pourraient vous interdire l’entrée au pays. Communiquez avec les représentations étrangères accréditées auprès du Canada des pays que vous prévoyez visiter pour vérifier si vos médicaments y sont licites, et envisagez d’apporter votre ordonnance ou votre bouteille d’ordonnance avec vous.
  • Si vous prévoyez apporter de la naloxone et d’autres médicaments en avion, vérifiez que vous connaissez bien les règles de rangement des médicaments avant de vous présenter aux points de contrôle de la sécurité de l’aéroport.

Les surdoses et les morts causées par les opioïdes au Canada constituent une grave crise de santé publique. Le gouvernement du Canada est déterminé à protéger la santé et la sécurité de la population canadienne contre les risques des opioïdes et des drogues.

Pour en savoir plus

Renseignements aux médias

Santé Canada
613-957-2983

Renseignements au public

613-957-2991
1-866-225-0709