Rapport sur l'hépatite B et l'hépatite C au Canada : 2012

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Organisation : Agence de la santé publique du Canada

Date publiée : 2015-07

Sujets connexes

Avant-propos

Le Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections de l'Agence de la santé publique du Canada (l'Agence) a le plaisir de vous présenter le Rapport sur l'hépatite B et l'hépatite C au Canada : 2012. Le présent rapport vise à fournir de l'information sur les tendances relatives aux cas et aux taux de l'infection par le virus de l'hépatite B (VHB) et le virus de l'hépatite C (VHC) à tous ceux qui sont préoccupés par les incidences de ces conditions sur la santé publique (gestionnaires de programmes, responsables des politiques, chercheurs, etc.).

L'hépatite virale est une inflammation du foie causée par l'un des cinq virus de l'hépatite; l'hépatite B et l'hépatite C sont les virus de l'hépatite à diffusion hématogène les plus courants et font l'objet du présent rapport. Bien qu'elles soient distinctes, l'infection par le VHB et l'infection par le VHC peuvent toutes les deux causer une infection aiguë asymptomatique ou symptomatique. L'infection par l'un de ces deux virus peut progresser jusqu'à une infection chronique, et elle peut entraîner une maladie grave et le décès prématuréRéférence 1.

L'infection par le VHB et l'infection par le VHC sont des maladies à déclaration obligatoire au Canada. Le Rapport sur l'hépatite B et l'hépatite C au Canada : 2012 est fondé sur les données de surveillance déclarées au Système canadien de surveillance des maladies à déclaration obligatoire (SSMDO) par les autorités sanitaires provinciales et territoriales.

Tous les commentaires et toutes les suggestions susceptibles d'améliorer les publications à venir sont appréciés. Nous vous invitons d'ailleurs à les adresser au personnel du Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections, Agence de la santé publique du Canada, à l'adresse ccdic-clmti@phac-aspc.gc.ca.

Remerciements

La publication du présent rapport n'aurait pas été possible sans la collaboration des unités épidémiologiques de toutes les provinces et de tous les territoires. Nous leur sommes très reconnaissants de leur contribution continue à la surveillance nationale du virus de l'hépatite B (VHB) et du virus de l'hépatite C (VHC).

Le présent rapport a été préparé par le Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections de la Direction générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses de l'Agence de la santé publique du Canada.

Résumé

Le présent rapport résume les données de surveillance sur les cas et les taux du virus de l'hépatite B (VHB) et du virus de l'hépatite C (VHC) au Canada, de 2005 à 2012. Les cas sont déclarés au Système canadien de surveillance des maladies à déclaration obligatoire (SSMDO) par les autorités sanitaires provinciales et territoriales. Lorsque possible, les données sur les infections aiguës et chroniques par le VHB sont résumées séparément; cela n'est pas réalisable pour le VHC en raison des pratiques de déclaration des provinces et des territoires. Les renseignements sur l'infection aiguë par le VHB donnent un aperçu des tendances et des profils actuels de transmission, tandis que les cas d'infection chronique par le VHB représentent le fardeau de la maladie au Canada.

Hépatite B

L'analyse des données sur les infections aiguës par le VHB déclarées par l'entremise du SSMDO montre que les taux d'infection aiguë par le VHB ont diminué; ils sont passés de 1,0 à 0,6 cas pour 100 000 habitants entre 2005 et 2012. Au cours de cette période de huit ans, les taux d'infection aiguë par le VHB ont diminué chez les hommes de tous les groupes d'âge, alors que chez les femmes ils ont augmenté ou diminué dans les différents groupes d'âge. En 2012, les taux de cas déclarés d'infection aiguë par le VHB ont varié de 0,0 à 1,2 cas pour 100 000 habitants dans tous les territoires et toutes les provinces. Des taux de cas déclarés supérieurs au taux national de 0,5 cas pour 100 000 personnes ont été observés en Ontario, en Saskatchewan et en Alberta.

Pour l'hépatite B chronique, les tendances à plus court terme entre 2009 et 2012 sont présentées, étant donné que la déclaration de l'infection chronique par le VHB a été variable à l'échelle des provinces et des territoires au cours des années précédentes, ce qui rend difficile l'interprétation des anciennes tendances. Entre 2009 et 2012, le taux de cas déclarés d'infection chronique par le VHB est passé de 14,1 à 12,0 pour 100 000 habitants. Dans l'ensemble, en 2012, les taux d'infection chronique par le VHB étaient plus élevés chez les hommes que chez les femmes, sauf dans le groupe d'âge des 25 à 29 ans, pour lequel les taux étaient plus élevés chez les femmes. Les taux les plus élevés de cas déclarés d'infection chronique par le VHB en 2012 ont été observés chez les hommes du groupe d'âge des 30 à 39 ans, suivis par les femmes dans le groupe d'âge des 25 à 29 ans (25,9 et 25,7 pour 100 000 habitants, respectivement). En 2012, le taux le plus élevé de cas déclarés d'infection chronique par le VHB a été observé en Colombie-Britannique (21,2 pour 100 000 habitants), alors que des taux supérieurs à la moyenne nationale de 11,5 pour 100 000 habitants ont également été observés en Alberta et en Saskatchewan (16,9 et 12,5 pour 100 000 habitants, respectivement).

Divers facteurs peuvent expliquer les tendances décrites dans le présent rapport. Par exemple, le programme universel canadien de vaccination ciblant les bébés et les enfants d'âge scolaire et, dans certaines provinces et certains territoires, les populations à risque élevé, a probablement contribué à la baisse des taux d'infection aiguë par le VHB. D'autres interventions axées sur le contrôle des infections et interventions en matière de santé publique visant à prévenir la transmission du VHB peuvent aussi avoir eu une incidence sur les tendances observées.

Les taux nationaux de VHB sont fortement influencés par les variations des pratiques de déclaration géographiques et temporelles, et devraient donc être interprétés avec prudence. Les provinces et les territoires n'ont pas la même capacité à distinguer les cas d'infection par VHB par état sérologique; par conséquent, la déclaration du VHB n'est pas uniforme dans l'ensemble du pays et un grand nombre de cas d'hépatite B sont déclarés comme étant non précisés. En outre, les taux présentés dans le présent rapport sous-estiment probablement le véritable fardeau de l'infection au Canada étant donné que le VHB est asymptomatique chez la plupart des personnes qui, par conséquent, ne consultent probablement pas de professionnel de la santé pour subir un test de dépistage.

Hépatite C

Entre 2005 et 2012, le taux de cas déclarés d'hépatite C a constamment diminué; il est passé de 40,4 à 29,3 pour 100 000 habitants. Les taux ont diminué chez les hommes et les femmes de tous les groupes d'âge, à l'exception de faibles augmentations chez les hommes âgés de 60 ans et plus et les femmes de 25 à 29 ans. Au cours de la période de huit ans, les taux de cas déclarés de VHC ont été systématiquement plus élevés chez les hommes que chez les femmes. En 2012, le taux le plus élevé de cas d'hépatite C a été observé chez les hommes de 40 à 59 ans, suivis des hommes de 30 à 39 ans. Toutefois, dans les groupes d'âge plus jeunes, les taux chez les femmes étaient légèrement plus élevés. Même si les renseignements sur l'état sérologique des cas de VHC n'étaient pas disponibles pour la plupart des provinces et des territoires, les infections chroniques par le VHC représentent probablement la majorité des cas déclarés au SSMDO, car les infections aiguës sont habituellement asymptomatiques et moins susceptibles d'être diagnostiquées. Des taux d'hépatite C supérieurs à la moyenne nationale de 29,3 cas pour 100 000 habitants ont été observés en Saskatchewan, au Yukon, en Colombie-Britannique, à l'Île-du-Prince-Édouard, aux Territoires du Nord-Ouest, en Alberta et en Ontario.

Les progrès réalisés dans le dépistage des dons de sang et les pratiques de contrôle des infections dans les milieux de soins de santé ont certainement contribué aux déclins observés dans les cas de VHC déclarés au Canada. Il est aussi possible que les interventions en matière de santé publique visant à prévenir la retransmission de l'infection chez les utilisateurs de drogues injectables aient eu une incidence importante sur ces tendances; de plus, les changements dans les comportements d'usage de substances psychoactives (p. ex. de l'injection de drogues à l'utilisation de drogues non injectables) peuvent avoir une incidence sur les taux de transmission.

En raison des difficultés liées à la détermination de l'état sérologique (infection aiguë ou chronique par le VHC), il est difficile de tirer des inférences sur les tendances dans la transmission de l'infection aiguë par le VHC ou le fardeau chronique de l'infection. De même, l'absence de données sur le facteur de risque pour les cas déclarés de VHC limite la capacité d'explication des résultats présentés dans le présent rapport.

Les statistiques et les tendances nationales en ce qui concerne le VHB et le VHC servent à documenter les programmes, les lignes directrices et les recommandations en matière de santé publique. Malgré les limites des données recueillies par le SSMDO, les taux et les tendances observés de VHB et de VHC de 2005 à 2012 confirment la nécessité de poursuivre les efforts de prévention et de prise en charge au Canada. Étant donné que la déclaration des infections aiguës et chroniques par le VHB et le VHC devient plus harmonisée dans l'ensemble du pays, au fil du temps, les données disponibles seront plus représentatives du fardeau réel de l'hépatite virale au Canada.

Table des matières

Liste des figures

Liste des tableaux

1.0 Méthodologie

Au Canada, en règle générale, la surveillance nationale des infections à déclaration obligatoire est menée selon des procédures opérationnelles de longue date dans les provinces et territoires et à l'Agence de la santé publique du Canada (l'Agence). Les provinces et territoires recueillent et gèrent les données de surveillance, et les soumettent à l'Agence de façon régulière. Le contenu des différentes données transmises dépend de la capacité de chaque gouvernement de recueillir les éléments de données, et également des lois sur la protection des renseignements personnels et des capacités technologiques. Les données sont soumises à l'Agence dans divers formats; elles sont validées par la province ou le territoire les ayant soumises, puis chargées dans la base de données du Système canadien de surveillance des maladies à déclaration obligatoire (SSMDO) par le personnel de l'Agence.

À l'heure actuelle, certaines provinces et certains territoires déclarent les données sur les maladies à déclaration obligatoire dans le SSMDO selon des nombres de cas agrégés plutôt que des données sur les cas individuels. Les variables suivantes sont soumises par l'ensemble des provinces et territoires de déclaration : âge au moment du diagnostic, année du diagnostic, province ou territoire où le diagnostic a été posé et sexe. Par conséquent, les rapports nationaux sont limités à l'analyse de ces variables. Les données extraites du SSMDO servent de base aux rapports nationaux de surveillance; le présent rapport est fondé sur les données extraites en janvier 2014 pour l'hépatite B, et en avril 2014 pour l'hépatite C.

L'infection par le virus de l'hépatite B (VHB) est une maladie à déclaration obligatoire au Canada depuis 1969, et la définition de cas nationale actuelleRéférence 2 définit la confirmation des états sérologiques (infection aiguë, chronique ou non précisée) [annexe A]. Jusqu'à récemment, les données de surveillance déclarées au SSMDO par la plupart des provinces et des territoires ne faisaient pas de distinction entre les cas d'infection aiguë et d'infection chronique par le VHB. Un certain nombre de provinces et de territoires ont commencé à déclarer les cas d'infections aiguës par le VHB en 2005; toutefois, la déclaration des infections chroniques par le VHB est devenue plus uniforme seulement en 2009. Afin d'examiner les tendances au fil du temps, seuls les provinces et territoires qui ont systématiquement déclaré des cas d'infection aiguë ou chronique par le VHB au cours de la période en question ont été inclus dans le calcul des taux annuels. Les estimations de la population des provinces et territoires qui ne sont pas inclus dans une analyse précise ont été retirées du dénominateur d'ensemble utilisé pour calculer les taux nationaux. Par conséquent, les taux annuels d'infection aiguë par le VHB déclarés de 2005 à 2012 comprennent les données soumises par la Colombie-Britannique, l'Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l'Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest. Les taux annuels d'infection chronique par le VHB signalés de 2009 à 2012 englobent les données de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, de la Saskatchewan, du Québec, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. À la demande de l'Île-du-Prince-Édouard, les données de cette province ont été supprimées dans tous les tableaux présentant des données par province ou territoire lorsque moins de cinq cas avaient été signalés, conformément aux lignes directrices de déclaration de l'administrateur en chef de la santé publique de la province.

L'infection par le virus de l'hépatite C (VHC) est à déclaration obligatoire à l'échelle nationale depuis 1991. La surveillance des cas d'hépatite C était graduelle au fil du temps par les provinces et les territoires, et l'ensemble des provinces et territoires déclaraient les cas en 1999. La définition des cas de VHC actuellement utilisée pour la surveillance nationaleRéférence 3 définit les tests de confirmation de cas pour les infections aiguës et chroniques (annexe A). La plupart des provinces et des territoires confirment les cas en utilisant le dépistage des anticorps anti-VHC et ne distinguent actuellement pas l'état des cas déclarés d'infection par le VHC. Par conséquent, les cas d'infection aiguë et chronique par le VHC ont été combinés aux fins d'analyse, et les analyses incluent tous les cas d'hépatite C déclarés au SSMDO. Afin d'examiner les tendances au fil du temps, seuls les provinces et territoires qui ont systématiquement déclaré des cas d'infection par le VHC de 2005 à 2012 ont été inclus dans les taux annuels, et les dénominateurs ont été ajustés en conséquence. Les données de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba, de l'Ontario, du Québec, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l'Île-du-Prince-Édouard, de Terre-Neuve-et-Labrador, du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest ont été incluses.

Une analyse descriptive de l'infection par le VHB et de l'infection par le VHC par année, par groupe d'âge et par sexe a été menée à partir des données déclarées au SSMDO. Les caractéristiques démographiques d'âge et de sexe ont été examinées pour les cas de VHB et de VHC déclarés en 2012 afin de fournir un aperçu plus détaillé des données accessibles les plus récentes. Les données démographiques utilisées provenaient de la Section des estimations démographiques de la Division de la démographie de Statistique Canada. Les estimations démographiques de juillet ont été utilisées pour les estimations intercensitaires définitives pour 2005, les estimations postcensitaires définitives pour 2006, les estimations intercensitaires définitives pour 2007-2010, les estimations postcensitaires définitives pour 2011, et les estimations postcensitaires mises à jour pour 2012. Étant donné que les données sur les dénominateurs de la population ont été mises à jour, les taux déclarés peuvent différer de ceux des rapports précédents.

Les taux sont calculés pour 100 000 habitants. Les taux, les pourcentages et le pourcentage de variation des taux ont été calculés à partir de valeurs non arrondies; par conséquent, les valeurs arrondies peuvent différer des calculs basés sur les valeurs arrondies et ne pas correspondre au total. Les tendances observées au fil du temps doivent être interprétées avec prudence, car les taux basés sur de petits nombres sont plus susceptibles de fluctuer au fil du temps. L'amélioration des capacités diagnostiques, une meilleure élimination des doublons, des délais de déclaration plus courts et des changements dans les pratiques de déclaration à l'échelle des provinces et des territoires peuvent entraîner des changements.

Les modifications apportées aux données des provinces et territoires après validation peuvent ne pas être prises en compte dans les données nationales de cette année, mais seront mise à jour pour les rapports ultérieurs. Par conséquent, on prévoit de petits écarts entre les chiffres de l'Agence et ceux des provinces ou territoires en raison de la comparaison de bases de données dynamiques.

2.0 Hépatite B

2.1 Introduction

Le virus de l'hépatite B (VHB) est un virus à acide désoxyribonucléique (ADN) de la famille des hépadnavirus (Hepadnaviridae) qui infecte principalement les cellules du foie, mais que l'on trouve aussi dans une variété de tissus et d'organes, y compris les reins, le pancréas et les cellules mononucléairesRéférence 4Référence 5. La maladie symptomatique découlant de l'infection aiguë par le VHB se produit chez moins de 10 % des enfants et 30 à 50 % des adultes; les symptômes peuvent inclure la jaunisse, de la fatigue, une perte d'appétit, des nausées et des douleurs articulaires ou abdominalesRéférence 1. L'âge au moment de l'exposition est un important déterminant de la probabilité de développement d'une infection chronique; elle survient chez environ 90 % des nourrissons infectés à la naissance et moins de 10 % des adultesRéférence 1. L'infection chronique par le VHB peut, au fil du temps, provoquer une cirrhose du foie, un carcinome hépatocellulaire, une hépatopathie décompensée et un décès prématuréRéférence 1.

La transmission du VHB se produit par contact avec du sang et des liquides organiques infectés, le plus souvent lors de relations sexuelles ou d'un contact étroit avec une personne infectée, lors de l'utilisation d'équipement d'injection de drogues contaminé et de la transmission verticale (transmission de la mère à l'enfant) pendant la grossesse ou l'accouchement. Les profils de transmission du VHB sont un peu différents entre les pays en développement et les pays développés; en effet, dans les pays en voie de développement, la transmission verticale et l'exposition par contact avec la famille proche sont d'une grande importance, tandis que la transmission sexuelle et l'utilisation de drogues injectables sont les profils prédominants dans les pays développés, comme le CanadaRéférence 6Référence 7. Le VHB peut survivre à l'extérieur du corps jusqu'à sept jours et a été observé dans le cadre de la transmission nosocomiale (par l'entremise du matériel médical ou dentaire contaminé) et de l'exposition professionnelle chez les travailleurs de la santéRéférence 8.

Le diagnostic du VHB doit être confirmé en laboratoire par l'analyse d'un échantillon de sang destiné à différencier l'infection par le VHB d'autres types d'hépatites. Les marqueurs de l'infection présents dans le sang peuvent également permettre de différencier les infections aiguës par le VHB des infections chroniques. L'infection aiguë par le VHB se caractérise par la présence de l'antigène de surface de l'hépatite B (antigène HBs) et des anticorps immunoglobine M de l'antigène capsidique de l'hépatite B (anticorps IgM anti-HBc). Une infection chronique se caractérise par la présence d'anticorps dirigés contre l'antigène capsidique de l'hépatite B (anticorps anti-HBc) et de l'antigène HBs pendant plus de six mois. La présence de l'antigène HBe, un antigène caractéristique de la phase initiale de l'infection aiguë et qui peut être présent pendant une infection chronique, indique que la personne infectée est extrêmement contagieuseRéférence 9Référence 10. En revanche, l'anticorps anti-HBe apparaît au cours du rétablissement suivant une infection aiguë et sa présence durant une infection chronique indique généralement une réplication virale réduite et un faible niveau d'infectiositéRéférence 10.

Un vaccin contre l'hépatite B est disponible à l'échelle mondiale depuis 1982Référence 8. Au Canada, toutes les provinces et tous les territoires bénéficient d'un programme de vaccination universelle contre le VHB pour les nouveau-nés et les enfants depuis les années 1990Référence 11. Ces programmes varient selon la province ou le territoire en ce qui concerne les doses et calendriers recommandés, ainsi que des groupes d'âge ciblés; toutes les provinces et tous les territoires offrent des programmes d'immunisation contre le VHB pour les nourrissons ou les enfants d'âge scolaireRéférence 10. En outre, certaines provinces et certains territoires offrent un vaccin contre le VHB aux personnes à risque accru d'infection par le VHB (p. ex. les utilisateurs de drogues injectables ou les personnes ayant des relations sexuelles à haut risque)Référence 12. Le Comité consultatif national de l'immunisation recommande des tests de routine de dépistage de l'antigène HBs durant la grossesse ou au moment de l'accouchement; les bébés nés de mères infectées sont ajoutés sur un calendrier de vaccination immédiate afin de réduire le risque d'infection par le VHBRéférence 13.

Il n'existe aucun traitement contre l'infection aiguë par le VHB; les soins sont axés sur les activités de soulagement des symptômes, la prévention des complications hépatiques et la réduction de la propagation de l'infection par l'intermédiaire de counselingRéférence 8Référence 10. Chez les personnes souffrant d'infection chronique par le VHB, les injections d'interférons et les médicaments antirétroviraux sont les traitements approuvés pour prévenir l'apparition de la cirrhose, de l'insuffisance hépatique et du cancer du foie. Toutefois, seules certaines personnes atteintes d'infection chronique par le VHB sont admissibles à un traitement en fonction de l'âge, des concentrations d'aminotransférase sérique et d'ADN du VHB, et de la gravité de la maladie du foieRéférence 10.

2.2 Tendances nationales

Infection aiguë par le virus de l'hépatite B

Cette section du rapport présente les taux et les tendances de l'infection aiguë par le VHB au Canada entre 2005 et 2012. Afin de fournir des tendances uniformes au fil du temps, seuls les provinces et territoires ayant fourni des données sur l'infection aiguë par le VHB tout au long de cette période sont inclus dans les taux nationaux d'infection aiguë par le VHB, et les dénominateurs ont été ajustés en conséquence.

Tendances au fil du temps

Le taux total des cas déclarés d'infection aiguë par le VHB a baissé régulièrement entre 2005 et 2012. En 2005, un total de 304 cas d'infection aiguë par ce virus ont été déclarés, ce qui correspond à un taux d'incidence global de 1,0 cas pour 100 000 habitants. En 2012, 183 cas ont été déclarés, soit un taux de 0,6 pour 100 000 (figure 1).

Entre 2005 et 2012, le taux des cas déclarés d'infection aiguë par le VHB était régulièrement plus élevé chez les hommes que chez les femmes, malgré la réduction de l'écart entre les deux sexes observée au fil du temps; la baisse de ce taux était plus importante chez les hommes (de 53,5 % par rapport à 19,6 % pour les femmes) [figure 1].

Tendances selon le groupe d'âge et le sexe

Entre 2005 et 2012, le taux des cas déclarés d'infection aiguë par le VHB chez les hommes a diminué dans tous les groupes d'âge. Chez les hommes de moins de 25 ans, les taux étaient systématiquement égaux ou inférieurs à 1,0 cas pour 100 000 habitants durant cette période. Étant donné que ces taux sont basés sur un faible nombre de cas, ces tendances devraient être interprétées avec prudence. En 2005, le taux le plus élevé de cas déclarés d'infection aiguë par le VHB a été observé chez les hommes de 30 à 39 ans, soit 3,1 cas pour 100 000 habitants; en 2012, ce taux est passé à 1,5 cas pour 100 000 habitants. Une importante diminution des taux a aussi été observée chez les hommes de 40 à 59 ans; de 2005 à 2012, le taux d'infection aiguë par le VHB est passé de 2,2 à 0,9 cas pour 100 000 habitants (figure 2).

Chez les femmes, des variations à la hausse et à la baisse ont été constatées dans le taux des cas déclarés d'infection aiguë par le VHB entre 2005 et 2012. La plupart des changements observés étaient marginaux, sauf pour les femmes de 20 à 24 ans, chez lesquelles ce taux a baissé de 71,8 %, passant de 1,3 à 0,4 cas pour 100 000 habitants. Un faible nombre de cas a été signalé chez les femmes, surtout chez les plus jeunes (moins de 30 ans). Par conséquent, les taux correspondants sont assez instables et devraient être interprétés avec prudence.

La grande augmentation du taux observée chez les femmes dans le groupe d'âge des 25 à 29 ans entre 2010 et 2011 peut s'expliquer en grande partie par le petit nombre de cas déclarés chez les femmes de ce groupe d'âge et le potentiel subséquent de fluctuation des taux. Les autres cas en 2011 se répartissaient dans de nombreux territoires et dans de nombreuses provinces; ils n'indiquaient donc pas de concentration de cas dans une région particulière. En 2012, le taux de ce groupe d'âge a diminué. La surveillance continue des données des années suivantes permettra de dégager de nouvelles tendances dans ce groupe (figure 3).

En 2012, le taux le plus élevé de cas déclarés d'infection aiguë par le VHB a été observé chez les hommes de 30 à 39 ans (1,4 cas pour 100 000 habitants). Venaient ensuite les femmes de 25 à 29 ans (1,1 cas pour 100 000 habitants). Dans l'ensemble, les taux d'infection aiguë par le VHB étaient plus élevés chez les personnes âgées de 25 à 59 ans et les taux étaient plus faibles chez les groupes d'âge plus jeunes (moins de 20 ans) et plus vieux (plus de 60 ans). Dans la plupart des groupes d'âge, les taux chez les hommes étaient semblables ou légèrement supérieurs à ceux des femmes; le plus grand écart était dans le groupe d'âge des 30 à 39 ans (figure 4).

Tendances par province et par territoire

En 2012, le taux des cas déclarés d'infection aiguë par le VHB était faible dans l'ensemble des provinces et des territoires (tableau 1). L'Ontario, la Saskatchewan et l'Alberta ont signalé des taux d'infection aiguë par le VHB supérieurs à la moyenne nationale de 0,5 cas pour 100 000 habitants (0,8, 0,8, et 0,6 pour 100 000 habitants, respectivement). Dans toutes les provinces et tous les territoires, les taux chez les hommes étaient systématiquement supérieurs ou égaux à ceux des femmes (tableau 1).

Infection chronique par le virus de l'hépatite B

Étant donné que les provinces et les territoires ont seulement commencé à déclarer les infections chroniques par le VHB au Système canadien de surveillance des maladies à déclaration obligatoire (SSMDO) de façon assez régulière au cours des dernières années, les tendances à plus court terme de 2009 à 2012 sont présentées dans la présente section. Ces tendances sont fondées sur les données du SSMDO transmises par les provinces et les territoires qui ont systématiquement fourni des données sur les infections chroniques par le VHB au cours de cette période de trois ans, avec les dénominateurs ajustés en conséquence.

Tendances au fil du temps

Malgré les quelques fluctuations observées dans le taux d'incidence des cas déclarés d'infection chronique par le VHB entre 2009 et 2012, la tendance générale était à la baisse sur l'ensemble de cette période. En 2009, 2 631 cas d'infection chronique par le VHB ont été déclarés, soit un taux d'incidence global de 14,1 cas pour 100 000 habitants. En 2012, 2 314 cas ont été déclarés, ce qui correspond à un taux de 12,0 cas pour 100 000 habitants. Entre 2009 et 2012, le taux de VHB chronique est demeuré plus élevé chez les hommes que chez les femmes, malgré les variations de taux à la hausse et à la baisse observées chez les deux sexes (figure 5).

Tendances selon le groupe d'âge et le sexe

En 2012, le taux des cas de VHB chronique, pour tous les groupes d'âge, était plus élevé chez les hommes que chez les femmes, sauf dans le groupe des 25 à 29 ans où l'inverse a été constaté. Sur l'ensemble des données de 2012, les taux de cas déclarés de VHB chronique les plus élevés ont été observés chez les hommes de 30 à 39 ans (25,9 cas pour 100 000 habitants); venaient ensuite les femmes de 25 à 29 ans (25,7 cas pour 100 000 habitants). En 2012, les taux d'infection chronique par le VHB étaient plus élevés dans le groupe des 20 à 59 ans, avec des taux plus faibles chez les hommes et les femmes des groupes d'âge plus jeunes (moins de 20 ans) et plus âgés (plus de 60 ans) [figure 6].

Tendances par province et par territoire

Le nombre de cas d'infection chronique par le VHB, selon le sexe et les taux correspondants pour 2012, est présenté dans le tableau 2. En 2012, la Colombie-Britannique a déclaré le plus grand nombre de cas (964 cas d'infection chronique par le VHB), ce qui correspond au taux d'infection chronique par le VHB le plus élevé dans l'ensemble du Canada, soit 21,2 pour 100 000 habitants. Des taux d'infection chronique par le VHB supérieurs à la moyenne nationale de 11,5 pour 100 000 habitants ont également été observés en Alberta et en Saskatchewan (16,9 et 12,5 pour 100 000 habitants, respectivement).

2.3 Discussion

Bien que les taux de cas déclarés d'infection par le VHB soient faibles dans l'ensemble du Canada, il s'agit toujours d'une cause importante et évitable de maladie et de décès. En 2011 (la plus récente année pour laquelle des données sur la mortalité étaient disponibles), l'infection aiguë par le VHB a été documentée comme la principale cause de 43 décès au Canada, et 19 autres décès ont été attribués à une infection chronique par le VHBRéférence 14. Toutefois, la véritable ampleur des décès liés au VHB est probablement plus élevée en raison d'une possible classification erronée sur les certificats de décèsRéférence 15.

Les cas d'infection aiguë par le VHB offrent de précieuses indications sur les tendances et les schémas actuels de transmission, car les cas diagnostiqués et déclarés comme une infection aiguë se rapprochent des cas incidents (c.-à-d. ceux qui ont été récemment contractés). Les données du SSMDO indiquent une diminution de 44,3 % dans le taux des cas déclarés d'infection aiguë par le VHB entre 2005 et 2012 au Canada; il est passé de 1,0 à 0,6 cas pour 100 000 habitants. Les taux d'infection aiguë par le VHB étaient toujours plus élevés chez les hommes que chez les femmes, même si chez les deux sexes, particulièrement chez les hommes, on a observé des baisses des taux au cours de cette période. En 2012, le taux le plus élevé de cas déclarés d'infection aiguë par le VHB a été observé chez les hommes dans le groupe d'âge des 30 à 39 ans, suivi des femmes dans le groupe d'âge des 25 à 29 ans.

Les comparaisons des taux d'infection aiguë par le VHB entre le Canada et d'autres pays sont limitées en raison des différences dans les définitions de cas, les sources de déclaration et les programmes de dépistage; cependant, une diminution semblable des taux a été observée dans les pays avec une structure démographique, un état de santé et des infrastructures de santé publique comparables. Par exemple, les données issues de la surveillance systématique ou améliorée en Angleterre et aux États-Unis indiquent que les taux annuels d'infection aiguë par le VHB dans ces pays diminuent au fil du tempsRéférence 16Référence 17.

Ces faibles taux d'infection aiguë par le VHB au Canada peuvent être attribuables à la mise en œuvre de programmes d'immunisation systématique dans toutes les provinces et tous les territoires à partir du début des années 1990. Ces programmes sont offerts aux nourrissons et aux enfants d'âge scolaire et, dans certaines provinces et certains territoires, aux populations à risque élevéRéférence 12. Les personnes qui ont reçu le vaccin contre le VHB au début de ces programmes ont maintenant atteint l'âge adulte, et leur protection contre l'infection par le VHB est donc très élevée. Étant donné qu'une proportion croissante de la population canadienne bénéficie d'une couverture vaccinale contre le VHB, on peut raisonnablement s'attendre à ce que les taux d'infection aiguë par le VHB continuent de baisser. En 2009, le taux de vaccination contre le VHB chez les enfants âgés de 2 ans était estimé à 69 % dans les provinces et les territoires bénéficiant d'un programme de vaccination des nourrissons en trois dosesRéférence 18. En 2011, la couverture vaccinale par l'administration d'au moins deux doses du vaccin contre le VHB était de 74,8 % chez les jeunes de 17 ansNote de bas de page 19. En 2012, la couverture vaccinale contre le VHB à l'échelle nationale était estimée à 39,7 % seulement parmi la population adulte ne résidant pas en établissement; par contre, près de 64,9 % des travailleurs de la santé en contact étroit avec des patients avaient reçu le vaccinRéférence 19.

L'amélioration du dépistage dans le sang et l'amélioration des pratiques de prévention et de contrôle des infections dans les milieux de soins de santé ont probablement aussi contribué à la baisse des taux d'infection aiguë par le VHB au Canada. La surveillance des dons de sang reçus par la Société canadienne du sang en 2013 indique que le VHB a été détecté selon un taux de 47,0 cas pour 100 000 personnes faisant un don pour la première fois (qui représentent moins de 10 % du total global) et un taux de seulement 2,0 cas pour 100 000 personnes faisant un don répété. Tous les dons qui ont un résultat positif à un test de dépistage d'une maladie transmissible sont jetésRéférence 20.

Il est aussi important de comprendre l'ampleur de l'infection chronique par le VHB au Canada, car elle représente le fardeau potentiel de la maladie au Canada en raison de l'incapacité prolongée à éliminer l'infection. Une infection chronique par le VHB peut entraîner des séquelles à long terme telles que la cirrhose décompensée et le cancer du foie. Les données du Registre canadien des insuffisances et des transplantations d'organes (RCITO) indiquent que le VHB était le principal diagnostic de 4,5 % des receveurs de transplantation du foie au Canada de 2003 à 2012Référence 21. La majorité de ces transplantations sont probablement causées par une infection chronique, car l'insuffisance hépatique est rarement liée à une infection aiguë par le VHBNote de bas de page 22. En outre, les personnes ayant une infection chronique par le VHB sont plus susceptibles de transmettre le virus à d'autres personnes par rapport aux personnes atteintes d'une infection aiguë par le VHB, car la période de transmissibilité est relativement brève pendant une infection aiguëRéférence 22.

En raison de la déclaration variable de cas d'infection chronique par le VHB des provinces et des territoires entre 2005 et 2008, l'analyse des tendances d'infection chronique par le VHB au fil du temps a été limitée à la période comprise entre 2009 et 2012. Au cours de cette période, les données du SSMDO indiquent que le taux des cas déclarés d'infection chronique par le VHB a diminué de 15,0 %, en passant de 14,1 à 12,0 cas pour 100 000 habitants. Comme cela a été le cas pour l'infection aiguë par le VHB, les taux d'infection chronique par le VHB étaient toujours plus élevés chez les hommes que chez les femmes et des baisses de taux ont été observées entre les deux sexes. En 2012, les taux les plus élevés de cas déclarés d'infection chronique par le VHB ont été observés chez les hommes dans le groupe d'âge des 30 à 39 ans, suivis des femmes dans le groupe d'âge des 30 à 39 ans.

Le taux des cas déclarés d'infection chronique par le VHB est plus élevé que celui des infections aiguës par le VHB pour diverses raisons, y compris le sous-diagnostic probable des cas d'infection aiguë en raison de leur nature en grande partie asymptomatique. De plus, l'infection chronique par le VHB est plus susceptible d'être diagnostiquée chez les personnes qui n'ont pas été vaccinées pendant leur enfance, comme en témoignent les taux plus élevés de cas déclarés chez les personnes de 30 ans et plus, qui auraient été plus vieilles que les personnes pour qui le vaccin était recommandé au moment de la mise en œuvre des programmes d'immunisation universelle. L'immigration de pays où le VHB est endémique contribue aussi probablement aux cas déclarés au SSMDO, ce qui reflète l'importation de cas plutôt que la transmission de nouvelles infections au CanadaRéférence 23. La majorité des cas d'infection chronique par le VHB décelés en Colombie-Britannique au cours des dernières années concernaient les personnes ayant immigré d'un pays où le VHB est endémiqueRéférence 24.

Des études sur la séroprévalence des populations peuvent aider à fournir d'autres renseignements sur le fardeau de l'infection par le VHB au Canada. L'Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS)Référence 25Référence 26 a révélé la séroprévalence des infections actuelles par le VHB, y compris les infections aiguës et chroniques, est de 0,4 % au cours d'une période de collecte de données qui s'étend de 2007 à 2011. Des signes sérologiques d'une infection antérieure par le VHB ont été décelés chez 4,2 % des participants. Chez les personnes déjà infectées par le VHB, 79 %, ont démontré une résolution complète et une immunité protectriceRéférence 27.

Bien que les taux d'infection par le VHB soient généralement faibles chez la population générale au Canada, des recherches antérieures ont démontré que certains facteurs sont fortement associés au risque d'infection, y compris l'activité sexuelle à risque élevé, l'utilisation de drogues injectables, le fait d'avoir un membre de sa famille porteur de l'antigène HBs et des antécédents de transfusion sanguine, de tatouage et de perçage corporelRéférence 28Référence 29. En raison de tels facteurs de risque, certaines populations vulnérables connaissent des taux plus élevés que les taux moyens d'infection par le VHB, notamment les jeunes de la rue qui pourraient ne pas avoir bénéficié des programmes d'immunisation provinciaux et territoriaux même s'ils y étaient admissiblesRéférence 30Référence 31.

2.4 Limites

Il convient de mentionner qu'il existe des limites notables aux résultats présentés dans le présent rapport. Les pratiques de déclaration ne sont pas toujours demeurées uniformes au cours de la période incluse dans le présent rapport et, par conséquent, certaines provinces et certains territoires ont été exclus des analyses d'infection aiguë ou chronique par le VHB. Bien que la déclaration des cas d'infection aiguë par le VHB ait été un peu plus uniforme au cours de la période de 2005 à 2012, la déclaration des infections chroniques par le VHB dans l'ensemble des provinces et territoires entre 2005 et 2012 était plus variable. En raison desdits changements dans les pratiques de déclaration, les données relatives aux infections chroniques par le VHB reçues par l'Agence de la santé publique du Canada (l'Agence) avant 2009 ont été exclues des analyses et, par conséquent, il est difficile d'interpréter les tendances à long terme des infections chroniques par le VHB au Canada. Il convient aussi de noter qu'il peut être difficile de faire la distinction entre une infection chronique par le VHB et une infection aiguë par le VHB avec exactitude et, par conséquent, de nombreux cas sont déclarés comme des cas d'infection par le VHB non précisés au SSMDO. Toutefois, les analyses présentées dans le présent rapport se limitaient aux cas d'infection aiguë et d'infection chronique par le VHB, car ces cas sont représentatifs des tendances actuelles en matière de transmission et de fardeau de la maladie.

Les données ont été analysées uniquement en fonction de l'âge, du sexe et de l'état sérologique Pour le moment, le SSMDO ne dispose d'aucun autre élément de données pouvant aider à expliquer les tendances observées. Par conséquent, il est impossible d'établir avec certitude la proportion de cas déclarés d'infection par le VHB imputable à l'importation de cas par des immigrants issus de pays endémiques, à l'utilisation de drogues injectables ou à des pratiques sexuelles à risque élevé.

Les tendances observées au fil du temps peuvent également être représentatives de changements dans les pratiques de dépistage ou d'améliorations de la capacité diagnostique, entraînant ainsi une hausse de la détection des personnes atteintes d'hépatite B, dont beaucoup ont probablement contracté l'infection bien avant le moment du diagnostic. En outre, ces tendances peuvent être attribuables à la forte capacité à faire la distinction entre les infections aiguës et les infections chroniques, à l'élimination des doublons et à la réduction des délais de déclaration. Il convient également de noter que les taux basés sur de petits nombres sont plus à même d'être influencés par les fluctuations au fil du temps.

Enfin, les taux d'infection par le VHB présentés dans le présent rapport sont sans doute une sous-estimation du fardeau réel des infections au Canada. Étant donné que l'infection aiguë par le VHB est asymptomatique chez plus de 90 % des enfants et chez 50 à 70 % des adultes, la majorité des personnes nouvellement infectées ne consulteront pas un professionnel de la santé pour subir un test de dépistage et, par conséquent, ne seront pas déclarées dans le SSMDO en tant que cas d'infection aiguë par le VHB. Les résultats de l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé de 2007 à 2009 et de 2009 à 2011 laissent penser que plus de la moitié des participants à l'enquête avec un virus de l'hépatite B confirmé en laboratoire n'étaient pas au courant de leur infectionRéférence 27. Le fardeau de l'infection chronique par le VHB au Canada est sous-estimé dans le présent rapport en raison de la non-disponibilité des données sur l'infection chronique par le VHB en Ontario pour la période présentée. Une proportion importante de la population canadienne réside dans cette province, et un grand nombre sont des immigrants provenant de pays où le VHB est endémiqueRéférence 27. Selon une évaluation récente sur la maladie du foie effectuée par la Fondation canadienne du foie, il est estimé qu'environ 50 % des personnes atteintes d'hépatite B chronique au Canada résident en OntarioRéférence 22. En outre, l'infection par le VHB survient souvent chez des populations difficiles à atteindre qui pourraient ne pas avoir accès à un fournisseur de soins de santé de confiance ou qui pourraient adopter un comportement insuffisant pour obtenir des soins de santé. Finalement, bien que, dans certains cas, un cas aigu déclaré puisse devenir un porteur plus tard, cela n'a pas été évalué dans le présent rapport et les données fournies à l'Agence par les provinces et les territoires ont été considérées comme étant définitives pour l'année de déclaration respective.

2.5 Conclusion

Bien qu'il existe des limites aux données disponibles, les résultats présentés dans le présent rapport comblent partiellement une lacune importante en matière de connaissances, et ils sont utiles pour déceler les principales tendances liées aux infections aiguës et chroniques par le VHB au Canada. La tendance à la baisse des taux d'infection par VHB se poursuit sur l'ensemble du pays, plus particulièrement pour les cas d'infection aiguë.

Compte tenu de la possibilité qu'une infection par le VHB entraîne de plus lourdes séquelles, telles que la cirrhose, un carcinome hépatocellulaire et une décompensation hépatique, et du potentiel subséquent de fardeau sur le système de soins de santé du Canada, une surveillance continue du VHB est requise. Les données de surveillance sont utilisées pour guider l'élaboration de lignes directrices, de recommandations et de programmes de santé publique. En 2013Référence 10, l'Agence a publié un guide de référence sur la prise en charge des soins primaires de l'hépatite B, et elle fournit des recommandations sur l'utilisation du vaccin contre le VHB dans le Guide canadien d'immunisationRéférence 12. À l'avenir, le fait de renforcer la capacité à faire la distinction entre les cas d'infection aiguë et chronique de VHB permettra de mieux cerner les tendances de la transmission de l'infection et le fardeau de la maladie au Canada, en plus de contribuer aux mesures de santé publique.

Figure 1. Nombre de cas déclarés d'infection aiguë par le VHB et taux d'incidence correspondants au CanadaFigure 1 - note de bas de figure 1 selon le sexe, SSMDO, de 2005 à 2012
Figure 1
Figure 1 - Équivalent textuel
Nombre de cas déclarés d'infection aiguë par le VHB et taux d'incidence correspondants au Canada selon le sexe, SSMDO, de 2005 à 2012
Année Nombre de cas (total) Taux total pour 100 000 habitants Taux pour 100 000 habitants (hommes) Taux pour 100 000 habitants (femmes)
2005 304 1.0 1.4 0.5
2006 319 1.0 1.4 0.7
2007 292 0.9 1.4 0.5
2008 273 0.9 1.2 0.5
2009 238 0.7 1.0 0.5
2010 202 0.6 0.9 0.4
2011 209 0.6 0.8 0.5
2012 183 0.6 0.7 0.4

Figure 1 - Notes de bas de figure

Figure 1 - note de bas de figure 1

Comprend les provinces suivantes et les territoires suivants : Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Yukon et Territoires du Nord-Ouest

Retour à la référence de la note de bas de figure 1 du figure 1

 
Figure 2. Taux des cas déclarés d'infection aiguë par le VHB chez les hommes canadiensFigure 2 - note de bas de figure 1, par groupe d'âge et par année, SSMDO, de 2005 à 2012
Figure 2
Figure 2 - Équivalent textuel
Taux des cas déclarés d'infection aiguë par le VHB chez les hommes canadiens, par groupe d'âge et par année, SSMDO, de 2005 à 2012
Année 0 à 14 ans 15 à 19 ans 20 à 24 ans 25 à 29 ans 30 à 39 ans 40 à 59 ans 60 ans et plus
2005 0.1 0.2 1.0 1.1 3.1 2.2 0.9
2006 0.1 0.5 0.7 1.8 2.5 2.2 0.8
2007 0.2 0.2 1.0 1.5 2.6 2.1 0.8
2008 0.2 0.6 1.0 1.2 1.8 1.9 1.0
2009 0.0 0.1 0.4 0.7 1.2 1.6 0.9
2010 0.1 0.1 0.4 0.7 1.2 1.6 0.9
2011 0.0 0.1 0.5 1.0 1.3 1.2 0.6
2012 0.1 0.1 0.0 1.0 1.5 0.9 0.5

Figure 2 - Notes de bas de figure

Figure 2 - note de bas de Figure 2

Comprend les provinces suivantes et les territoires suivants : Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Yukon et Territoires du Nord-Ouest

Retour à la référence de la note de bas de figure 1 du Figure 2

 
Figure 3. Taux des cas déclarés d'infection aiguë par le VHB chez les femmes canadiennesFigure 3 - note de bas de figure 1, par groupe d'âge et par année, SSMDO, de 2005 à 2012
Figure 3
Figure 3 - Équivalent textuel
Taux des cas déclarés d'infection aiguë par le VHB chez les femmes canadiennes, par groupe d'âge et par année, SSMDO, de 2005 à 2012
Année 0 à 14 ans 15 à 19 ans 20 à 24 ans 25 à 29 ans 30 à 39 ans 40 à 59 ans 60 ans et plus
2005 0.0 0.0 1.3 1.4 0.9 0.6 0.2
2006 0.1 0.4 1.1 1.3 1.1 0.8 0.6
2007 0.0 0.0 1.0 1.0 0.9 0.6 0.4
2008 0.2 0.3 0.8 0.6 0.6 0.8 0.2
2009 0.2 0.2 0.6 0.4 0.9 0.4 0.2
2010 0.0 0.2 0.5 0.4 0.9 0.4 0.2
2011 0.0 0.3 0.3 1.4 1.0 0.6 0.3
2012 0.0 0.0 0.4 1.1 0.9 0.5 0.3

Figure 3 - Notes de bas de figure

Figure 3 - note de bas de Figure 3

Comprend les provinces suivantes et les territoires suivants : Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Yukon et Territoires du Nord-Ouest

Retour à la référence de la note de bas de figure 1 du Figure 3

 
Figure 4. Taux des cas déclarés d'infection aiguë par le VHB au CanadaFigure 4 - note de bas de figure 1, par groupe d'âge et par sexe, SSMDO, en 2012
Figure 4
Figure 4 - Équivalent textuel
Taux des cas déclarés d'infection aiguë par le VHB au Canada, par groupe d'âge et par sexe, SSMDO, en 2012
Groupe d'âge Hommes Femmes
0-14 0.1 0.0
15-19 0.1 0.0
20-24 0.0 0.3
25-29 1.0 1.1
30-39 1.4 0.9
40-59 0.9 0.5
60+ 0.5 0.3

Figure 4 - Notes de bas de figure

Figure 4 - note de bas de Figure 4

Comprend les provinces suivantes et les territoires suivants : Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Yukon et Territoires du Nord-Ouest

Retour à la référence de la note de bas de figure 1 du Figure 4

Tableau 1. Nombre de cas déclarés et tauxTableau 1 - note de bas de tableau 1 d'infection aiguë par le VHB, par sexe et par province ou territoire au Canada, SSMDO, en 2012
Province ou territoire Nombre de cas Taux pour 100 000 habitants
Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total

Tableau 1 - notes de bas de tableau

Tableau 1 - notes de bas de tableau 1

Les populations de l'Île-du-Prince-Édouard, de Terre-Neuve-et-Labrador et du Nunavut ont été exclues du dénominateur utilisé pour le calcul du taux national d'infection aiguë par le VHB de 2012.

Retour à la référence de la note de bas de tableau 1 du tableau 1

Tableau 1 - notes de bas de tableau 2

L'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador n'ont pas précisé l'état sérologique pour les cas déclarés d'infection par le VHB en 2012.

Retour à la référence de la note de bas de tableau 2 du tableau 1

Tableau 1 - notes de bas de tableau 3

Les données sur le VHB du Nunavut n'étaient pas disponibles en 2012.

Retour à la référence de la note de bas de tableau 3 du tableau 1

Canada 111 74 185 0,7 0,4 0,5
C.-B. 7 6 13 0,3 0,3 0,3
Alb. 13 11 24 0,7 0,6 0,6
Sask. 5 4 9 0,9 0,7 0,8
Man. 1 1 2 0,2 0,2 0,2
Ont. 59 43 102 0,9 0,6 0,8
Qc 22 8 30 0,5 0,2 0,4
N.-B. 3 0 3 0,8 0,0 0,4
N.-É. 1 1 2 0,2 0,2 0,2
Î.-P.-É.Tableau 1 - note de bas de tableau 2 s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. s.o.
T.-N.-L.Tableau 1 - note de bas de tableau 2 s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. s.o.
Yn 0 0 0 0,0 0,0 0,0
T.N.-O. 0 0 0 0,0 0,0 0,0
NtTableau 1 - note de bas de tableau 3 s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. s.o.
Figure 5. Nombre de cas déclarés d'infection chronique par le VHB et taux d'incidence correspondants au CanadaFigure 5 - note de bas de figure 1 selon le sexe, SSMDO, de 2009 à 2012
Figure 5
Figure 5 - Équivalent textuel
Nombre de cas déclarés d'infection chronique par le VHB et taux d'incidence correspondants au Canada selon le sexe, SSMDO, de 2009 à 2012
Année Nombre de cas (total) Taux total pour 100 000 habitants Taux pour 100 000 habitants (hommes) Taux pour 100 000 habitants (femmes)
2009 2,631 14.1 15.4 12.8
2010 2,403 12.7 14.0 11.4
2011 2,176 11.4 12.8 10.0
2012 2,314 12.0 13.4 10.5

Figure 5 - Notes de bas de figure

Figure 5 - note de bas de Figure 5

Comprend les provinces suivantes : Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Québec, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse

Retour à la référence de la note de bas de figure 1 du Figure 5

 
Figure 6. Taux des cas déclarés d'infection chronique par le VHB au CanadaFigure 6 - note de bas de figure 1, par groupe d'âge et par sexe, SSMDO, en 2012
Figure 6
Figure 6 - Équivalent textuel
Taux des cas déclarés d'infection chronique par le VHB au Canada, par groupe d'âge et par sexe, SSMDO, en 2012
Groupe d'âge Hommes Femmes
0-14 1.0 1.0
15-19 2.9 2.4
20-24 9.5 8.7
25-29 18.5 25.7
30-39 25.9 23.6
40-59 18.2 10.4
60+ 8.2 5.6

Figure 6 - Notes de bas de figure

Figure 6 - note de bas de Figure 6

Comprend les provinces suivantes et le territoire suivant : Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Yukon

Retour à la référence de la note de bas de figure 1 du Figure 6

Tableau 2. Nombre de cas déclarés et tauxTableau 2 - note de bas de tableau 1 d'infection chronique par le VHB, par sexe et par province ou territoire au Canada, SSMDO, en 2012
Province ou territoire Nombre de cas Taux pour 100 000 habitants
Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total

Tableau 2 - notes de bas de tableau

Tableau 2 - notes de bas de tableau 1

Les populations de Terre-Neuve-et-Labrador, de l'Île-du-Prince-Édouard, de l'Ontario, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut ont été exclues du dénominateur utilisé pour le calcul du taux national d'infection chronique par le VHB de 2012.

Retour à la référence de la note de bas de tableau 1 du tableau 2

Tableau 2 - notes de bas de tableau 2

Terre-Neuve-et-Labrador, l'Île-du-Prince-Édouard et les Territoires du Nord-Ouest n'ont pas précisé l'état sérologique pour les cas déclarés d'infection par le VHB en 2012.

Retour à la référence de la note de bas de tableau 2 du tableau 2

Tableau 2 - notes de bas de tableau 3

Les données sur le VHB du Nunavut n'étaient pas disponibles en 2012.

Retour à la référence de la note de bas de tableau 3 du tableau 2

Canada 1 326 1 041 2 369 12,9 10,1 11,5
C.-B. 531 433 964 23,5 18,9 21,2
Alb. 377 282 659 19,1 14,7 16,9
Sask. 64 71 136 11,7 13,1 12,5
Man. 30 22 52 4,8 3,5 4,2
Ont.Tableau 2 - note de bas de tableau 2 s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. s.o.
Qc 293 214 508 7,3 5,3 6,3
N.-B. 26 13 39 6,9 3,4 5,2
N.-É. 4 4 8 0,9 0,8 0,8
Î.-P.-É.Tableau 2 - note de bas de tableau 2 s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. s.o.
T.-N.-L.Tableau 2 - note de bas de tableau 2 s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. s.o.
Yn 1 2 3 5,4 11,3 8,3
T.N.-O.Tableau 2 - note de bas de tableau 2 s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. s.o.
NtTableau 2 - note de bas de tableau 3 s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. s.o.

3.0 Hépatite C

3.1 Introduction

Le virus de l'hépatite C (VHC) est un virus enveloppé à acide ribonucléique (ARN) simple brin linéaire qui appartient à la famille des flavivirus Flaviviridae. Six génotypes du virus ont été identifiés, mais le génotype 1 est la souche prédominante au CanadaRéférence 32. Les personnes atteintes d'une infection aiguë par le VHC sont souvent asymptomatiques, ce qui pose un défi pour l'identification de nouveaux cas. Environ 15 % à 50 % des personnes connaîtront une résolution spontanée et se rétabliront de l'infection. Il a été démontré que la résolution spontanée survient plus souvent chez les personnes qui présentent une infection par le VHC symptomatique, ce qui semble indiquer une réponse immunitaire plus robusteRéférence 33. Environ 50 % à 85 % des cas d'infection persistante du VHC se transforment en infection chronique et demeurent asymptomatiques pendant des décenniesRéférence 32.

Le VHC est hautement transmissible; il se transmet par contact avec du sang contaminé. Même si de nombreuses personnes étaient infectées par du sang et des produits sanguins par le passé, la majorité des infections par le VHC au Canada se produisent maintenant par le partage de matériel de préparation et d'injection de drogues (p. ex. seringue, aiguille, cuiseur, eau, filtre). Les voies de transmission du VHC les moins fréquentes comprennent la propagation par le partage de matériel d'hygiène personnelle et d'instruments pointus avec une personne infectée (p. ex. rasoirs, brosses à dents, ciseaux, coupe-ongles), de même que l'équipement pour renifler ou fumer des drogues (pailles, pipes, etc.). On croit que la transmission sexuelle est rare en général, bien que les hommes séropositifs ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes semblent être à risque plus élevé de contracter le VHC de cette façonRéférence 34. La transmission verticale de la mère à l'enfant a également été documentéeRéférence 35Référence 36.

Il n'existe aucun vaccin contre le VHC, et le traitement était limité jusqu'à récemmentRéférence 37Référence 38Référence 39. Le traitement est combiné à d'autres interventions afin de réduire la progression de la maladie et la transmission secondaire, y compris la restriction de la consommation d'alcool et d'autres pratiques à risque, la vaccination contre l'hépatite A et B, et le traitement des co-infections. Le diagnostic et le traitement précoces permettent de réduire la probabilité de dommages au foie, aident à prévenir la retransmission et, dans certains cas, peuvent aider à éliminer le virusRéférence 37Référence 41Référence 42Référence 43Référence 44Référence 45.

3.2 Tendances nationales

Tendances au fil du temps

De 2005 à 2012, le taux de cas déclarés d'hépatite C a constamment diminué chez les hommes comme les femmes (figure 7). En 2005, un total de 13 000 cas ont été signalés, ce qui correspond à un taux de l'hépatite C de 40,4 cas pour 100 000 habitants. En 2012, 10 180 cas d'hépatite C ont été déclarés, ce qui correspond à un taux de 29,3 cas pour 100 000 habitants et à une diminution de 27,3 % par rapport à 2005. Durant cette période, les taux de cas déclarés d'hépatite C ont été systématiquement plus élevés chez les hommes que chez les femmes. Chez les hommes, les taux ont diminué de 30,8 %, passant de 53,2 à 36,8 cas pour 100 000 habitants; chez les femmes, les taux ont diminué de 22,0 %, passant de 27,5 à 21,5 cas pour 100 000 habitants (figure 7).

Tendances selon le groupe d'âge et le sexe

Entre 2005 et 2012, on a observé des baisses des taux chez les hommes de tous les groupes d'âge, à l'exception de ceux âgés de 60 ans et plus, qui ont connu une augmentation du taux qui est passé de 21,8 à 26,3 cas pour 100 000 habitants. Chez les hommes âgés de moins de 15 ans, les taux d'infection par le VHC étaient moins de 1,0 cas pour 100 000 habitants pour toutes les années. En 2005, les hommes âgés de 40 à 59 ans détenaient le taux le plus élevé de cas déclarés d'infection aiguë par le VHC, soit 101,0 cas pour 100 000 habitants. En 2012, ce taux avait diminué jusqu'à 64,4 cas pour 100 000 habitants. Une importante diminution du taux a également été observée chez les hommes de 30 à 39 ans; de 2005 à 2012, les taux d'infection par le VHC ont diminué, passant de 83,9 à 51,7 cas pour 100 000 habitants (figure 8).

Entre 2005 et 2012, des baisses des taux ont été observées chez les femmes, à l'exception de celles dans le groupe d'âge de 25 à 29 ans, qui ont connu une augmentation du taux de 35,6 à 38,2 cas pour 100 000 habitants. La diminution de taux la plus importante, soit 71,7 %, a été observée chez les femmes de 10 à 14 ans, passant de 1,2 à 0,3 cas pour 100 000 habitants. Cette diminution reflète en grande partie l'instabilité des taux chez les femmes de ce groupe d'âge en raison de la faible numération du VHC. À l'exclusion des femmes de 10 à 14 ans, la plus forte diminution de taux, soit 29,1 %, a été observée chez les femmes du groupe d'âge des 30 à 39 ans; il est passé de 45,6 à 32,3 cas pour 100 000 habitants (figure 9).

En 2012, le taux le plus élevé de cas d'hépatite C a été observé chez les hommes de 40 à 59 ans, suivis des hommes de 30 à 39 ans. Pour les deux sexes, les taux étaient plus élevés chez les personnes de plus de 19 ans. Dans les groupes d'âge plus jeunes, les taux chez les femmes étaient légèrement plus élevés, tandis que les hommes dans les groupes plus âgés (plus de 25 ans) présentaient des taux considérablement plus élevés (figure 10).

Tendances par province et par territoire

En 2012, bien que l'Ontario ait signalé le plus grand nombre de cas d'hépatite C (4 149), le taux le plus élevé de cas déclarés d'hépatite C a été observé en Saskatchewan (62,9 cas pour 100 000 habitants). Des taux d'hépatite C supérieurs à la moyenne nationale de 29,3 cas pour 100 000 habitants ont été aussi observés au Yukon, en Colombie-Britannique, à l'Île-du-Prince-Édouard, aux Territoires du Nord-Ouest, en Alberta et en Ontario (tableau 3). Dans toutes les provinces et tous les territoires, les taux chez les hommes étaient systématiquement supérieurs à ceux des femmes.

3.3 Discussion

L'hépatite C est un important problème de santé publique qui touche certains segments de la population canadienne. Bien que les taux de cas déclarés de VHC soient en déclin dans l'ensemble du Canada, il demeure une cause importante de maladie et de décès, et sa prise en charge et son traitement contribuent considérablement aux coûts des systèmes de soins de santé. En 2011, l'infection aiguë par le VHC a été documentée comme la principale cause de 35 décès au Canada, et 346 autres décès ont été attribués à une infection chronique par le VHCRéférence 14. Comme pour le VHB, le nombre de décès liés au VHC est probablement grandement sous-estimé en raison de la possible classification erronée sur les certificats de décèsRéférence 46. De plus, les données du Registre canadien des insuffisances et des transplantations d'organes (RCITO) recueillies de 2003 à 2012 indiquent que le VHC était le principal diagnostic de 21,2 % des receveurs de transplantation du foie au CanadaRéférence 21. Dans une étude menée en 2010Référence 47, il a été estimé que, en Ontario, le VHC représentait le plus important fardeau des maladies infectieuses en ce qui concerne le nombre d'années de vie perdues en raison d'un décès précoce, les années équivalentes de fonctionnement réduit et les années de vie ajustées en fonction de la santé, ce qui souligne l'impact de cette infection sur la santé des Canadiens.

La présente analyse résume les récentes tendances des cas déclarés et des taux correspondants d'infection par le VHC au Canada à l'aide des données de surveillance nationale. Entre 2005 et 2012, le taux des cas déclarés de VHC a diminué de 27,3 %. Bien que les hommes aient toujours représenté une plus grande proportion de cas déclarés de VHC, particulièrement chez le groupe d'âge des 30 ans et plus, les différences entre les taux de cas déclarés de VHC chez les hommes et les femmes se sont amenuisées depuis 2005.

Au Canada, le plus important mode de transmission du VHC est le partage de matériel d'injection de drogues contaminé. Parmi les nouveaux cas d'infection par le VHC pour lesquels on possède des renseignements en matière de facteurs de risque connus, 63 % avaient déclaré des antécédents d'utilisation de drogues injectablesRéférence 48. L'enquête I-Track, le système national de surveillance comportementale et biologique qui assure le suivi du VIH et de l'hépatite C et des comportements à risque connexes chez les utilisateurs de drogues injectables au Canada, a permis de révéler que l'exposition à vie à l'hépatite C (comme mesuré par la présence d'anticorps anti-VHC dans un échantillon de gouttes de sang séchées) était de 68 % au cours de la phase 3 de la collecte de données effectuée de 2010 à 2012Référence 49; 68,2 % des participants à l'enquête I-Track étaient des hommesRéférence 49, ce qui peut expliquer pourquoi les taux de cas déclarés de VHC étaient plus élevés chez les hommes. Les taux plus élevés de cas déclarés de VHC chez les femmes plus jeunes et le rapprochement des taux chez les hommes et les femmes peuvent s'expliquer par le fait que les femmes sont plus susceptibles de recevoir de l'aide pour l'utilisation de drogues injectables ou de se trouver dans des relations sexuelles qui reposent sur l'échange de drogues, en plus de présenter un risque plus élevé de partage de matériel de consommation de droguesRéférence 50. Les différences entre les hommes et les femmes peuvent également être le reflet des différents comportements liés aux tests sérologiques. Les femmes sont plus susceptibles d'avoir recours à des soins de santé et de subir un test de dépistageRéférence 51, ce qui mène à une augmentation des taux de cas déclarés d'infection par le VHC.

Les tendances dans les taux de VHC peuvent être touchées par les changements observés dans les pratiques d'usage de substances psychoactives; par exemple, l'utilisation accrue de drogues fumées ou reniflées comme le crack au lieu de celles administrées principalement par infection. Les drogues fumées diminuent, mais n'éliminent pas, le risque de transmission du VHC et des autres infections à diffusion hématogèneRéférence 52. Les interventions de santé publique visant à prévenir les conséquences négatives de l'usage de substances psychoactives peuvent aussi avoir un effet important sur ces tendances et avoir une incidence sur les taux de transmissionRéférence 53.

Comme pour le VHB, des changements dans les pratiques de dons de sang et de contrôle des infections peuvent avoir contribué à la baisse des taux de VHC au Canada. Les données de la Société canadienne du sang pour 2013 indiquent que le VHC a été détecté selon un taux de 51,3 cas pour 100 000 personnes faisant un don pour la première fois et de 0,4 cas pour 100 000 personnes faisant un don répétéRéférence 20. Le dépistage des dons de sang et l'élimination des dons positifs sont d'importantes protections pour la prévention de la transmission des infections à diffusion hématogène, y compris le VHC.

L'Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS) a estimé que la séroprévalence des anticorps contre le VHC (anti-VHC), un paramètre de l'exposition à vie au virus, était de 0,5 % parmi la population vivant dans un ménage au Canada durant une période de collecte de données s'étalant de 2007 à 2011Référence 27. Toutefois, les estimations modélisées de la prévalence tenant compte des populations vulnérables non interrogées par l'ECMS (comme les sans-abri, les détenus et les personnes nées à l'étranger qui ne parlent pas l'anglais ou le français) indiquent que le taux de l'anti-VHC au sein de la population canadienne pourrait être plus près de 1 % (intervalle de plausibilité de 0,6 % à 1,3 %) et que 42 % à 45 % de ces personnes ne sont pas au courant de leur état. La prévalence de l'infection chronique par le VHC a été estimée à 0,6 %Référence 54.

Une autre source de cas d'infection par le VHC peut être l'immigration au Canada en provenance de pays où l'hépatite C est endémiqueRéférence 55, en particulier des régions où des précautions universelles pour prévenir la transmission des infections transmissibles par le sang ne sont pas systématiquement mises en œuvre. Les contacts familiaux, la transmission verticale et la transmission sexuelle sont moins courants au Canada et peu susceptibles de contribuer à un nombre important de cas du total national.

Une analyse des effets de cohorte chez les cas déclarés d'infection par le VHC a révélé que les personnes nées entre 1946 et 1965 ont contribué à plus de la moitié de tous les cas d'infection par le VHC déclarés entre 1991 et 2010 au CanadaRéférence 56. Même si le taux de cas déclarés au Canada semble être en baisse, le nombre de personnes infectées depuis des décennies et qui connaissent maintenant des séquelles devrait augmenter au fil du temps à mesure que les personnes atteignent les stades plus graves d'évolution de la maladieRéférence 57. En outre, les cas non diagnostiqués représentent un fardeau futur inconnu de la maladieRéférence 57.

Même s'il n'existe aucun vaccin, il existe des traitements pour l'infection par le VHC. Auparavant, le traitement était limité à l'interféron pégylé-α en combinaison avec la ribavirineRéférence 37. Des antiviraux à action directe (AAD) très efficaces ont récemment été approuvés par Santé CanadaRéférence 38Référence 39 et d'autres encore sont en cours d'élaboration cliniqueRéférence 40. Toutefois, la couverture de ces nouveaux traitements par l'assurance-maladie est toujours en cours de détermination, et elle pourrait limiter l'accessibilitéRéférence 58. Au fil du temps, une augmentation de la disponibilité de nouveaux traitements et de la mise en œuvre d'autres interventions en santé publiqueRéférence 59 peut réduire la transmission et avoir une incidence sur les taux de nouveaux cas déclarés.

3.4 Limites

L'interprétation de ces résultats doit tenir compte des diverses limites des données. Tout d'abord, la définition de cas d'infection par le VHC utilisée à des fins de surveillance nationale et de protocoles de production de rapports utilisés par les provinces et les territoires a évolué, ce qui pourrait avoir eu une influence sur la déclaration de cas au fil du temps. La définition de cas a systématiquement permis de réaliser des tests de confirmation à l'aide d'un essai immunoenzymatique (EIA) d'un deuxième fabricant. Les plus faibles sensibilité et spécificité de la première et de la deuxième génération de ces essais de VHC ont probablement donné lieu à une proportion inconnue de cas faux positifs d'infection par le VHCRéférence 60.

On ignore dans quelle mesure ces données reflètent l'incidence réelle du VHC. Les personnes atteintes d'une infection aiguë par le VHC sont souvent asymptomatiques et, par conséquent, elles pourraient ne pas avoir subi un test ou reçu un diagnostic. Les données du SSMDO peuvent donc refléter principalement les cas d'infection chronique. Selon les résultats de l'ECMS, seulement 30 % des répondants canadiens dont les tests avaient révélé la présence actuelle d'une infection par le VHC ont indiqué qu'ils avaient reçu un diagnostic d'infection par le VHCRéférence 27. De plus, en raison de la longue durée de l'infection, il est possible qu'une personne ait subi un test de dépistage et reçu un diagnostic dans plus d'une province ou d'un territoire au fil du temps et, par conséquent, qu'elle ait été comptée plus d'une fois dans l'ensemble de données du SSMDO.

Les données accessibles depuis le SSMDO ont été analysées uniquement en fonction de l'âge, du sexe et de la province ou du territoire. Pour le moment, le SSMDO ne dispose d'aucun autre élément de données permettant d'expliquer les tendances observées. Par conséquent, il est impossible d'établir avec certitude la proportion de cas déclarés d'infections par le VHC attribuables à la transmission par l'utilisation de drogues injectables ou à d'autres pratiques à risque.

Finalement, les renseignements sur le caractère aigu ou chronique des cas déclarés d'infection par le VHC n'étaient pas accessibles pour la plupart des provinces et des territoires. Par conséquent, les résultats ne peuvent pas mettre en lumière les tendances actuelles possibles en matière de transmission ou le fardeau potentiel de l'infection par le VHC au Canada.

3.5 Conclusion

Le Canada continue de présenter une tendance à la baisse dans les taux de VHC; toutefois, le fardeau de l'infection continuera d'augmenter au fur et à mesure que les personnes infectées développent une maladie grave. Bien qu'il existe d'importantes limites dans les données disponibles, les conclusions du présent rapport permettent de mieux comprendre le VHC au Canada.

Il faut souhaiter qu'à l'avenir, à mesure que la déclaration des cas d'hépatite C selon le stade d'infection devient plus harmonisée, la qualité des données sur le VHC recueillies par la surveillance de routine augmente. La surveillance, appuyée par des recherches axées sur l'examen de facteurs ayant une incidence sur les tendances observées, peut contribuer à la mise au point d'interventions adaptées à la réalité de l'infection par le VHC au Canada.

Figure 7. Nombre de cas déclarés d'infection par le VHC et taux d'incidence correspondants au CanadaFigure 7 - note de bas de figure 1 selon le sexe, SSMDO, de 2005 à 2012
Figure 7
Figure 7 - Équivalent textuel
Nombre de cas déclarés d'infection par le VHC et taux d'incidence correspondants au Canada selon le sexe, SSMDO, de 2005 à 2012
Année Nombre de cas Taux pour 100 000 habitants Taux pour 100 000 habitants (hommes) Taux pour 100 000 habitants (femmes)
2005 13,000 40.4 53.2 27.5
2006 12,004 36.9 48.1 25.5
2007 12,021 36.6 46.2 26.2
2008 11,881 35.8 45.7 25.5
2009 11,169 33.2 42.7 23.3
2010 10,573 31.1 40.2 21.6
2011 9,923 28.9 36.8 20.7
2012 10,180 29.3 36.8 21.5

Figure 7 - Notes de bas de figure

Figure 7 - note de bas de Figure 7

Comprend les provinces suivantes et les territoires suivants : Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador, Yukon et Territoires du Nord-Ouest

Retour à la référence de la note de bas de figure 1 du Figure 7

 
Figure 8. Taux des cas déclarés d'infection par le VHC chez les hommes canadiensFigure 8 - note de bas de figure 1 par groupe d'âge et par année, SSMDO, de 2005 à 2012
Figure 8
Figure 8 - Équivalent textuel
Taux des cas déclarés d'infection par le VHC chez les hommes canadiens par groupe d'âge et par année, SSMDO, de 2005 à 2012
Année 10 à 14 ans 15 à 19 ans 20 à 24 ans 25 à 29 ans 30 à 39 ans 40 à 59 ans 60 ans et plus
2005 0.6 6.8 33.2 56.7 83.9 101.0 21.8
2006 0.7 5.8 28.7 50.8 72.7 93.0 20.8
2007 0.3 6.7 29.0 50.6 68.0 88.1 22.2
2008 0.8 5.8 30.8 51.1 62.0 88.7 22.3
2009 0.5 5.0 27.8 50.2 61.1 81.5 20.4
2010 0.6 5.8 26.8 42.1 55.1 76.9 22.8
2011 0.3 6.0 23.8 42.6 50.7 67.2 24.6
2012 0.2 5.7 30.8 41.5 51.7 64.4 26.3

Figure 8 - Notes de bas de figure

Figure 8 - note de bas de Figure 8

Comprend les provinces suivantes et les territoires suivants : Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador, Yukon et Territoires du Nord-Ouest

Retour à la référence de la note de bas de figure 1 du Figure 8

 
Figure 9. Taux des cas déclarés d'infection par le VHC chez les femmes canadiennesFigure 9 - note de bas de figure 1 par groupe d'âge et par année, SSMDO, de 2005 à 2012
Figure 9
Figure 9 - Équivalent textuel
Taux des cas déclarés d'infection par le VHC chez les femmes canadiennes par groupe d'âge et par année, SSMDO, de 2005 à 2012
Année 10 à 14 ans 15 à 19 ans 20 à 24 ans 25 à 29 ans 30 à 39 ans 40 à 59 ans 60 ans et plus
2005 1.2 13.4 36.6 35.6 45.6 40.7 15.9
2006 0.6 12.1 30.4 40.8 39.4 38.1 14.7
2007 0.5 11.8 31.4 39.7 40.0 40.7 14.2
2008 0.9 12.9 33.7 38.1 40.5 37.7 14.6
2009 0.7 13.0 29.9 36.1 35.1 35.3 13.0
2010 0.5 9.1 29.4 33.5 32.1 33.1 12.0
2011 0.6 7.9 27.1 32.0 31.0 31.4 12.5
2012 0.3 10.0 33.0 38.2 32.3 29.9 12.7

Figure 9 - Notes de bas de figure

Figure 9 - note de bas de Figure 9

Comprend les provinces suivantes et les territoires suivants : Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador, Yukon et Territoires du Nord-Ouest

Retour à la référence de la note de bas de figure 1 du Figure 9

 
Figure 10. Taux des cas déclarés d'infection par le VHC au CanadaFigure 10 - note de bas de figure 1, par groupe d'âge et par sexe, SSMDO, en 2012
Figure 10
Figure 10 - Équivalent textuel
Taux des cas déclarés d'infection par le VHC au Canada, par groupe d'âge et par sexe, SSMDO, en 2012
Groupe d'âge Hommes Femmes
0-4 1.7 2.0
5-9 0.4 0.6
10-14 0.2 0.3
15-19 5.7 10.0
20-24 30.8 33.0
25-29 41.5 38.2
30-39 51.7 32.3
40-59 64.4 29.9
60+ 26.3 12.7

Figure 10 - Notes de bas de figure

Figure 10 - note de bas de Figure 10

Comprend les provinces suivantes et les territoires suivants : Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador, Yukon et Territoires du Nord-Ouest

Retour à la référence de la note de bas de figure 1 du Figure 10

Tableau 3. Nombre de cas déclarés et tauxTableau 3 - note de bas de tableau 1 d'infection par le VHC, par sexe et par province ou territoire au Canada, SSMDO, en 2012
Province ou territoire Nombre de cas Taux pour 100 000 habitants
Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total

Tableau 3 - notes de bas de tableau

Tableau 3 - notes de bas de tableau 1

Les populations du Nunavut ont été exclues du dénominateur utilisé pour calculer le taux national de VHC de 2012.

Retour à la référence de la note de bas de tableau 1 du tableau 3

Tableau 3 - notes de bas de tableau 2

Les données sur le VHC du Nunavut n'étaient pas disponibles en 2012.

Retour à la référence de la note de bas de tableau 2 du tableau 3

Canada 6 329 3 757 10 180 36,8 21,5 29,3
C.-B. 1 216 666 1 885 53,9 29,1 41,5
Alb. 795 427 1 223 40,3 22,3 31,4
Sask. 414 270 684 75,7 49,9 62,9
Man. 226 124 350 36,4 19,7 28,0
Ont. 2 482 1 656 4 149 37,7 24,3 30,9
Qc 823 399 1 301 20,5 9,8 16,1
N.-B. 110 67 177 29,4 17,5 23,4
N.-É. 162 88 250 34,9 18,3 26,5
Î.-P.-É. 36 20 56 50,8 26,9 38,6
T.-N.-L. 42 25 67 16,2 9,4 12,7
Yn 14 8 22 75,6 45,1 60,7
T.N.-O. 9 7 16 40,3 32,9 36,7
NtTableau 3 - note de bas de tableau 2 s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. s.o.

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Annexe A : Définitions de cas

Tableau 4. Définitions de l'hépatite B utilisées dans le cadre de la déclaration des cas au SSMDO
Stade de l'infection Définition des casRéférence 2

Tableau 4 - notes de bas de tableau

Tableau 4 - notes de bas de tableau 1

Aux fins du présent rapport, la catégorie des cas déclarés comme non précisés pouvait également inclure les cas déclarés sans distinction du stade de l'infection (aigu ou chronique) par une province ou un territoire.

Retour à la référence de la note de bas de tableau 1 du tableau 4

Infection aiguë par le VHB

Antigène HBs et anticorps IgM anti-HBc positifs, lorsqu'il existe des antécédents cliniques compatibles ou une probabilité d'exposition

OU

Élimination de l'antigène HBs chez un cas ayant été recensé comme positif pour l'antigène HBs au cours des six derniers mois, lorsqu'il existe des antécédents cliniques compatibles ou une probabilité d'exposition

Cas confirmé d'infection chronique par le VHB

Persistance de l'antigène HBs pendant plus de six mois

OU

Détection de l'antigène HBs en l'absence documentée d'anticorps IgM anti-HBc

OU

Détection de l'ADN du VHB pendant plus de six mois

Infection par le VHB non préciséeTableau 4 - note de bas de tableau 1

Profil sérologique incompatible avec la définition de cas aigu ou chronique et antigène HBs détecté
 
OU

Détection de l'ADN du VHB

Tableau 5. Définitions de l'hépatite C utilisées dans le cadre de la déclaration des cas au SSMDO (mises à jour en 2011)
Stade de l'infection Définition des casRéférence 3

NOTE :
Si le diagnostic est posé strictement en fonction des anticorps anti-VHC, il doit être confirmé par un test d'ARN du VHC, par immunotransfert, par un second dosage EIA au moyen d'une trousse provenant d'un autre fabricant ou en fonction d'un rapport signal/seuil de l'EIA, lequel est prédictif d'un immunotransfert positif. Si l'ARN du VHC est utilisé uniquement pour confirmer une infection active, il est recommandé de procéder à un autre test. La fenêtre sérologique du virus de l'hépatite C est d'environ cinq à dix semaines, et l'on estime que 30 % des infections aiguës ne seraient pas diagnostiquées si les anticorps anti-VHC étaient les seuls marqueurs utilisés pendant cette période. L'ARN du VHC est détectable dans les deux à trois semaines qui suivent l'infection et, en présence d'une maladie clinique, il permet de reconnaître une infection aiguë par le VHC, même en l'absence d'anticorps anti-VHC.

Tableau 5 - notes de bas de tableau

Tableau 5 - notes de bas de tableau 1

Aux fins du présent rapport, la catégorie des cas déclarés comme non précisés pouvait également inclure les cas déclarés sans distinction du stade de l'infection (aigu ou chronique) par une province ou un territoire.

Retour à la référence de la note de bas de tableau 1 du tableau 5

Cas confirmé, sans distinction entre l'infection aiguë ou l'infection récente

Détection d'anticorps dirigés contre le virus de l'hépatite C (anti-VHC) ou d'ARN du virus de l'hépatite C (ARN du VHC) chez un sujet présentant une apparition discrète de symptômes, quels qu'ils soient, ou des signes d'une hépatite virale aiguë au cours des six mois précédant le premier test positif pour le virus de l'hépatite C

ET réaction négative aux anticorps IgM anti-VHA, et résultat négatif au test de détection des anticorps IgM anti-HBc ou des antigènes HBs

ET taux sériques d'alanine-aminotransférase (ALT) 2,5 fois supérieurs à la limite supérieure de la normale

OU

Détection d'anticorps contre le virus de l'hépatite C (anti-VHC) chez un sujet pour lequel un résultat négatif a été documenté suite à un test de dépistage des anticorps anti-VHC au cours des 12 mois précédents

OU

Détection de l'ARN du virus de l'hépatite C (ARN du VHC) chez un sujet pour lequel un résultat négatif a été documenté suite à un test d'ARN du VHC au cours des 12 mois précédents.

Cas confirmé - Non spécifié (y compris une infection chronique ou résolue)Tableau 5 - note de bas de tableau 1

Détection d'anticorps dirigés contre le virus de l'hépatite C (anti-VHC)

OU

Détection de l'ARN du virus de l'hépatite C (ARN du VHC)

Anticorps IgM anti-HBc
anticorps IgM contre l'antigène de la capside nucléide du virus de l'hépatite B.
Antigène HBs
antigène de surface de l'hépatite B.
EIA
épreuve immunoenzymatique
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